Selon Cantona, si le monde financier reste sourd aux appels des citoyens, le seul moyen de stopper les comportements spéculatifs est de priver les banques de leur outil: l'argent. Moyen radical.
Les banques ont peur!
Si la cause est noble, le moyen est plus que douteux, il est criminel d'inconscience... Le rôle principal des banques est en effet de financer l'économie par le crédit. La crise dans laquelle nous sommes entrés en 2008 est d'abord une crise du crédit, les banques, par manque de confiance ont bloqué le financement aux entreprises ce qui a entraîné la transmission de la crise financière vers l'économie.
Si les causes seraient différentes (cette fois-ci par manque de liquidités), les effets seraient les mêmes. Les banques, privées de leur fonds de réserve seraient dans l'incapacité de prêter.
Si le système bancaire se démonte, ce sont les Etats et donc les citoyens qui paieront le lourd fardeau des conséquences. Les banques centrales (en Europe la Banque Centrale Européenne) n'ont qu'un très faible levier: leurs taux directeurs sont très bas (1% pour la BCE), or il ne peuvent pas être négatifs. Seul moyen, un plan de sauvetage des banques comme on en a connu depuis 2008.
Le Bank run ou l'implosion générale
Dans un climat de défiance générale et surtout de méconnaissance du système financier, en effet, le risque de bank run existe bel et bien. On se souvient de la ruée vers les guichets de la banque anglaise Northern Rock en septembre 2007, qui avait dû être nationalisée par la suite.
Un bank run est un phénomène facilement compréhensible: lorsque les déposants craignent une défaillance de la banque, c'est-à-dire qu'elle devienne insolvable et soit dans l'incapacité de restituer les fonds déposés, les épargnants accourent vers les guichets pour retirer leur argent. Jusqu'au moment où la banque devient effectivement insolvable!
Si un phénomène limité ne met pas en danger les banques, l'effet d'entraînement peut mener vers l'autoréalisation: les épargnants entendant que le risk de bank run existe, risquent de préférer retirer leurs économies, même s'ils ne répondent pas directement à l'appel.
La fédération belge du secteur financier (Febelfin) a réagit par la voix de son administrateur Michel Vermaerke: "Cette action peut déstabiliser notre fragile système financier! Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux."
Anecdote ou pas, le 7 décembre, ne courez pas!






mar, 11/30/2010 - 09:14
Quelle naïveté !
mer, 12/01/2010 - 15:36
Collapsing the banks would be painful in the short term, but **very** good for **everyone** afterwards. Just use your own community currencies and be free of the international bankers forever.